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Port-au-Prince: La Commission épiscopale Justice et paix (Jilap) constate une résurgence de l’insécu


Evans Paul

La Commission épiscopale Justice et paix (Jilap) de l’église catholique romaine en Haîti relève une remontée de l’insécurité en Haïti, dans un contexte d’instabilité politique actuelle.

L’insécurité, qui sévit dans la capitale Port-au-Prince, depuis quelques semaines, a couté la vie à au moins cinq (5) policiers nationaux pour le mois d’octobre 2017.



En général, ces situations resurgissent, dès qu’il y a instabilité politique en Haïti, constate Me Rovelson Apollon de la Jilap, interrogé par l’agence en ligne AlterPresse.


Jilap en profite pour dénoncer les conditions vulnérables, dans lesquelles travaillent les agents de la Police nationale d’Haïti (PNH).


Il n’existe pas un système de sécurité, adapté à la réalité du terrain pour les policiers nationaux, critique-t-elle.

Vulnérables, dans la manière dont ils sont obligés de travailler, les policiers nationaux sont privés de moyens de fonctionnement adéquat, sans assistance psychologique, déplore la Jilap.


L’une des nombreuses causes de l’insécurité en Haïti est l’effondrement du système judiciaire et l’impunité... Cette situation « renforce davantage le pouvoir des gangs dans le pays ».


Pour sa part, le porte-parole de la Police nationale d’Haïti (PNH), Frantz Lerebours, n’écarte pas de lien entre le contexte politique actuel et l’intensification des attaques contre les policiers nationaux.


Les conditions de travail des agents de la Pnh sont inadéquates, reconnait-il, appelant les policiers nationaux à rester vigilants, afin d’éviter d’être victimes.


« C’est un métier très difficile. Le pays est reconnaissant des sacrifices des policiers », avait déclaré, en début de semaine, le premier ministre Jack Guy Lafontant, lors d’une conférence de presse, le lundi 23 octobre 2017.


Des enquêtes sont en cours, en vue de traîner les criminels devant la justice, fait savoir Jack Guy Lafontant, présentant ses sympathies aux familles et proches des victimes.


Les dirigeants politiques d’Haïti ne cessent point de faire des déclarations « pour la consommation nationale et internationale », critique la Jilap.


« Mais, dans les faits, on ne peut pas s’attendre à des actions concrètes et à des résultats », argue la Jilap, s’interrogeant sur la capacité de fonctionnement des « institutions républicaines » en Haïti.

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