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  • Woody Duffaut source Le Nouvelliste

Campagne pour le dialogue national


Des organisations de droits humains ont évoqué, le mardi 24 octobre, les conditions préalables pour arriver à la réalisation d'un dialogue pouvant mettre Haïti sur la voie de la stabilité durable. Dans le cadre d’une dynamique de la construction de l’État de droit dans le pays, elles appellent à la conférence nationale en vue de « constituer une nation juste dans laquelle chacun devrait se sentir bien ».


Dans un rapport rendu public, le Centre d'analyse et de recherche en droits de l'homme (CARDH), le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), la Commission épiscopale nationale justice et paix (CE-JILAP) et la Plateforme des organisations haïtiennes de droits humains (POHDH) ont pris position pour « la conférence nationale dans le cadre d’une dynamique de la construction de l’État de droit en Haïti ». Ces organisations ont souligné que l’année 2017 devrait être un moment important et décisif de l’histoire contemporaine du pays.


Dans leur plaidoyer pour le respect de la dignité humaine, ces organismes affirment que « chaque secteur devrait s'engager dans la réflexion, le partage, le dialogue et la recherche d'une pensée collective en vue de mettre le pays sur la voie d'une société démocratique et respectueuse de la dignité humaine, qui garantit réellement les droits fondamentaux de l'homme Haïtien », appuyant le fait qu'un dialogue sincère est la condition pour faire avancer le pays. « Il faut que les protagonistes, notamment l’exécutif, le Parlement et l'opposition aient la volonté de le réaliser », a indiqué le rapport.


Dans la même veine, les organisations ont proposé des « mécanismes pour arriver au dialogue » aux fins de démarrer réellement Haïti sur de nouvelles bases, notamment la création des conditions politiques, institutionnelles et juridiques nécessaires par le président en vue de réunir les secteurs politique, économique et social. Selon elles, cet acte, hautement politique, exige des sacrifices importantes. « Le dialogue national serait le préalable devant amener à la conférence nationale, appelée à répondre aux questions suivantes : Où en sommes-nous ? Pourquoi ? Sur quoi doit se porter la conférence ? Quels mécanismes à mettre en place pour la réaliser ? À quelle fin ? ».


Elles affirment par ailleurs que la conférence nationale permettrait de définir le projet de société qui devra être opérationnalisé dans un cadre programmatique, à partir des États Généraux. « Il s'agit, en substance, d'une démarche qui permettra aux protagonistes (acteurs politiques, sociaux, économiques) d’arriver à un consensus autour d’un vrai projet de société », ont-elles soutenu, tout en mettant en exergue la Constitution de 1987 qui, selon elles, garantit les droits inaliénables et imprescriptibles des citoyens haïtiens au vœu de la Déclaration universelle des droits de l'homme.


Par ailleurs, ces organismes de droits humains déplorent la situation sociopolitique et économique du pays qui est devenue de plus en plus préoccupante trente ans après : « Les conditions de vie de la population alarmantes ; l’accès aux services sociaux de base quasiment inexistant (les hôpitaux publics, la justice, les universités publiques en grève à tour de rôle) ; le taux de participation aux élections considérablement diminué ».


Ils ajoutent que le pays vit encore dans l’instabilité politique et les manifestations de l’opposition se soldent par des violences d’une extrême gravité, soit en raison du comportement des manifestants ou de celui de la Police nationale d’Haïti (PNH). « De février 1993 à octobre 2017, neuf missions onusiennes se sont succédé en Haïti », rappellent-ils.

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