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  • Yves Thomas W. JEAN-GILLES

Et si la poudrière explosait ?


domino

Des mois perdus, alors que chaque seconde devrait compter. Les événements des 6, 7 et 8 juillet 2018 ont rendu encore plus fragile l’économie de ce pays déchiré, depuis plus de 30 ans, par ses propres fils. Si ce n’est à dessein, comment comprendre que des hommes dits d’État ne se rendent pas compte de ce qui risque d’arriver si, même partiellement, une solution, une vraie et durable, à la situation qui prévaut actuellement dans le pays n’est pas trouvée dans l’immédiat?


Comme une bombe à retardement

Alors que tout paraît calme et enchanté, mis à part les manifestations autour du dossier « PetroCaribe » dont nous ne savons pas grand-chose, plus de 50% des parents ne sont pas encore en mesure de répondre aux exigences de la rentrée scolaire. La gestion du quotidien devient de plus en plus difficile même pour ceux qui, quelque part, perçoivent un salaire. Qu’en est-il donc de ceux-là qui dépendent de ces derniers?


Depuis plus d’une décennie, chaque nouvelle année académique apporte son lot de tracas. Mais le constat est que, septembre 2018 est pire encore. Les cris, les complaintes de cette population, qui croupit dans la misère, semblent ne pas retentir aux oreilles de ceux-là qui peuvent; non, pardon, ceux-là qui doivent, au plus haut niveau de l’État, décider du sort des plus vulnérables.


• Attention à l’effet domino


Défini comme «une réaction en chaîne qui peut se produire lorsqu'un changement mineur provoque un changement comparable à proximité, qui provoquera un autre changement similaire, et ainsi de suite…»; c’est-à-dire les conséquences d’une série d'événements liés entre eux; le contexte actuel, sans pour autant être prophète de malheur, peut bien, si les mesures adéquates ne sont pas prises à temps, déboucher sur l’effet domino. De ces mesures, il faut citer par ordre de priorité: la ratification d’un Premier ministre sans marchandage, l’ouverture de l’enquête comme prôné récemment par l’ancien président MARTELLY, la poursuite de la lutte contre la corruption, la rationalisation des dépenses de l’État et leur orientation vers des projets réels de développement durable.


Les changements que nécessite ce pays ne peuvent, certes, être réalisés dans un court délai. Cependant, si depuis ces 30 dernières années nous avions pensé «PAYS» avec la ferme volonté de cesser de nous déchirer les uns les autres et avec un plan de développement sur 100 ans décidé par tous les secteurs de la vie nationale, sans hypocrisie, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Le pays se meurt.


Nulle prétention de prédire l’avenir, mais force est de constater que la tendance des dernières échauffourées prêtent à confusion et face à ce sentiment d’impuissance, beaucoup de paisibles citoyens et d’honnêtes fonctionnaires de l’État sont menacés sous le couvert de l’affaire « Petro ». Il faut que quelque chose soit fait!


Vu que pour la plus grande part, les mesures à prendre sont du ressort du Parlement, selon le principe de l’«acta non verba», agissez, Honorables parlementaires, afin que cette poudrière sur laquelle nous nous trouvons tous n’explose.


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